« Dr. Hendrik Müller est un journaliste allemand renommé, spécialisé dans les affaires économique. Il est à la fois rédacteur et directeur du magazine Manager Magazin, le magazine économique phare du groupe de presse Spiegel, destiné aux cadres d'entreprises. » (Le Knowckers Home of Knowledge Hackers, par Dr. Hendrik Müller, le 30 janv. 2007)
L’Allemagne, économie la plus performante de 2006, a-t-elle besoin de patriotisme économique ? N’y avait-elle pas déjà recours, de par sa culture héritée du modèle Rhénan et de son évolution 2.0 où l’Intelligence Economique est déjà intégrée au système depuis la formation jusqu’à la place de ces nouveaux types d’agents économiques de l’entreprise? Le patriotisme économique à l’allemande pourrait être synonyme de repli sur soi, ou bien d'une juste mise en place de mécanismes économiques défensifs contre les excès de la mondialisation, ou encore de la mise en place d'une protection d’entreprises ciblée en raison de leur implication sécuritaire. Le noeud du problème se trouve sur cette définition du sécuritaire. S’agit-il de secteurs qui ont une incidence sécuritaire dans un monde géopolitique ou de secteurs clefs sur lesquels repose la survie de la machine économique nationale tels que le secteur énergétique ? Le problème vient du fait que ces critères ne sont pas clairement posés comme élément stratégique de l’Etat. Il convient d’établir une doctrine de gouvernance étatique, doctrine fondée sur le partenariat.
"Notre société s’est longtemps pensée dans une perspective de protection croissante des individus, de maîtrise de la techno-science et de prédictibilité." (Blog de François-Bernard Huygue, le 29 janv. 2007)
Mise en perspective de la mentalité sociétale française et de la réalité sociétale imposée par la globalisation, au travers des échanges interculturels et des flux transnationaux et supra-étatiques. Il s’agit de faire un constat objectif pour rendre compte d’une évolution culturelle prônée par l’Intelligence Economique. Ainsi, il est possible de voir de quelle façon utiliser les ressources insuffisamment exploitées de la culture française pour se repositionner comme incontournable sur les échiquiers de la mondialisation.
Délocalisation: dossier par Olivier Bouba-Olga
Voici un moyen efficace de faire un rapide tour d’horizon de la question de la délocalisation en seulement 2 clics.
Pour faire écho à l’article «Chômage en France, esclavage en Chine», il serait intéressant de faire en sorte que les syndicats français en crise de représentabilité fassent leur premier objectif de leur savoir-faire en matière de gestion de réseaux et de lobbying. Cela permettrait de travailler à l’amélioration des conditions de travail dans les pays émergents plutôt que de s’opposer à de nouvelles créations d’emplois dans les pays émergents ou en développement. De même, il serait possible de travailler à la réduction des différences de conditions de travail entre les travailleurs et d’avoir un discours plus cohérent entre le fait d’être contre les délocalisations dans les pays développés et une meilleure condition de vie dans les pays émergents.
La Chine entre espionnage et intelligence économique
"En 2005, l'affaire de la jeune stagiaire chinoise chez Valéo accusée d'espionnage industriel a cristallisé les inquiétudes françaises sur le développement de l'espionnage économique chinois qui menacerait certaines entreprises françaises. Mais qu'en est-il réellement ? Quelles sont les méthodes chinoises ? Comment les entreprises françaises s'arment-elles pour défendre leur patrimoine informationnel et technologique?" (Chine-Informations, par Eric Denécé, le25 janv, 2007)
L'histoire se répète tel le Japon dans ses années folles: copier tout azimut. Cependant, aujourd'hui le Japon fait tout simplement mieux que nous, dans nombrex de domaines. Autre élément d'importance : la part de l'investissement chinois vient de dépasser celui de la France. Quoi de plus normal au vu du poids économique de l'Empire du milieu ? Est-ce que les Français prendront conscience un jour que l'Europe est la seule alternative à notre survie économique ? Au lieu de penser perdre notre identité en Europe, il conviendrait mieux de penser que l'Europe, creusée de différentes cultures qui n'en feront jamais une seule, doit au contraire se voir comme une formidable opportunité d'aller de l'avant par une logique de coopétition, seul moyen de faire face aux Empires asiatiques.
« Le groupe français Michelin a annoncé, jeudi 25 janvier, avoir décroché, auprès du département de la défense américain, un contrat de 1,7 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros) sur dix ans, portant sur la fourniture de pneus pour tous les types de véhicules utilisés par l'armée. » (Le Monde, le 26 janv. 2007)
« Le géant de l'informatique IBM poursuit sa politique de désengagement de ses activités de production liées aux matériels. Selon nos informations, le groupe américain s'apprêterait à vendre sa division imprimantes au japonais Ricoh, l'un des leaders mondiaux sur ce marché. "L'annonce est imminente", confirment des sources syndicales chez IBM. » (Le Monde, par Nathalie Brafman, le 25 janv. 2007)
Signaux faibles, prospectives et futurologie ?
Si le marché américain devient de plus en plus perméable aux entreprises américaines, cela montre-t-il le besoin de pallier à ces retards technologiques dans certains domaines ou s’agit-il d’une nouvelle orientation économique à l’image d’IBM, constructeur historique des premiers PC qui reconvertit entièrement son corps de métier en devenant un conseiller pour les entreprises ?