Dimanche 31 décembre 2006
« L'Europe a besoin d'un nouveau scénario. L'Allemagne peut-elle en écrire cette page qui renouera avec les succès de son histoire depuis la signature du traité de Rome en 1957 ? » (Le Monde, 29 déc. 06)
L’Intelligence Economique véhicule l’idée de patriotisme économique que certains ont tôt fait d’assimiler à du protectionnisme, ne serait-ce que parce que cette idée de patriotisme n’intègre pas différents degrés d’appréciation dans la nationalité des concurrents. Autrement dit, aucun distinguo n’est fait entre une société américaine et une société italienne. Cependant, il serait vital que cette nuance pénètre les esprits, de même que l’idée de partage des connaissances et de savoir par le biais d’une intelligence collective. Il s’agit de la seule solution viable face aux puissances économiques - étatiques ou pas – de la scène internationale. Aussi, au sein même du monde de l’Intelligence Economique, les guerres de chapelles auront d’autant plus d’importance que l’Intelligence sera un levier majeur dans la politique gouvernementale.
Vendredi 29 décembre 2006
«A l'instar d'un grand vin, le Japon est un pays long en bouche. La perception impatience de conclusions fermes et solides, tout comme l'empressement dans l'explication ruinent la qualité et le bénéfice possible. Une chose est sûre, dès Narita Airport, mieux vaut laisser les certitudes aux vestiaires pour naviguer dans cette société où le clair et distinct de Descartes est une bizarrerie. » (Par Marie-Laure Germon, 27 déc.06)
Ce travail est une suite logique après le best-seller "Comprendre et appliquer Sun Tzu". Cet ouvrage permettra peut-être de ne plus regarder les japonais comme des êtres extrêmes et bizarres, mais bien comme une civilisation accomplie, cachant des trésors culturels et intellectuels. Il n'est plus possible de faire fît de ce lointain pays qui est encore dans les esprits l’agresseur de la Seconde guerre et le copieur des inventions occidentales d’il y a 40 ans.
Désormais, le Japon s’ouvre et laisse entrevoir des traits culturels qui attirent de plus en plus de Français. Mais surtout, il conviendrait de les observer avec modestie car l’ex-copieur est devenu le premier développeur: désormais, il fait mieux que les autres. Pour reprendre les mots de monsieur Breton - lors de la réception du rapport Lévi sur l’économie de l’immatériel - il ne suffit pas seulement de faire mieux que les autres, mais il convient de faire ce qu'ils ne font pas. Aussi, qu'est-ce-que ne font pas les Japonais ? Ce livre y apporte un début de réponse du moins en termes de méthodes et de cultures.
« Début 2007, tout juste un an après avoir racheté la totalité du capital de leur entreprise à la société de conseil en informatique américaine EDS, les associés d'ATKearney auront remboursé l'emprunt contracté pour cette acquisition. Ce cabinet de conseil en stratégie comme ses trois autres grands concurrents, tous américains - Bain, Boston Consulting Group (BCG) et McKinsey - ont vécu une année 2006 particulièrement faste. » (De Annie Kahn, Le Monde, 26-12-06)
Cet article peut sembler intéressant pour les professionnels de l’IE qui peuvent y voir des jours heureux aux fins de vendre le savoir-faire. Mais je serai plus enclin à m’interroger sur l’aspect des fonds d’investissement, clients de ces cabinets. Pourquoi ces fonds ne font-il pas uniquement appel aux ressources étatiques dont certains membres et dirigeants sont issus ? Il y aurait-il dans ces cabinets des ex-collègues ? Ou s’agit-il d’une transition vers une certaine autonomie, et si oui quels en sont les causes et les objectifs ?
Deuxième axe de réflexion: ne s’agirait-il pas pour l’Etat français de porter à l’attention des clients français les risques de récupération de données? Celles-ci seraient collectées lors de missions exécutées pour un client déterminé et revendues aux profits d’intérêts tiers, et par conséquent, de faire en sorte de soutenir l’accroissement de telles structures de nationalité et d’intérêt français.
Mercredi 27 décembre 2006
" Rien ne semble pouvoir stopper la reprise de l'économie allemande. Pas même la hausse prévue de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au 1er janvier 2007, qui passera de 16 % à 19 %. " (De Cécile Calla, Le Monde, 26 Déc. 06)
L’Allemagne est repartie: que dire de plus ? Plus l’Allemagne est forte, plus nous serons en difficulté et moins crédibles au sein de l’Europe, à condition que nous le soyons encore depuis le dernier référendum (seul un président visionnaire et porteur d’idées pour relancer l’Europe sera capable de redonner une crédibilité à la France). Il semble important de noter que cette reprise a pour raison la volonté des Allemands d’être capables de passer du modèle rhénan à un modèle d’économie de marché opérationnel dans la globalisation des échanges. Pour l’heure, il s’agit de l’économie la plus performante face au marché global. Félicitons les efforts de nos voisins et prenons exemple sur cette volonté de travail !