« Pour préparer la Conférence de Paris sur l'Environnement, le premier est allé en Inde et en Chine, le second en Russie. Ces deux experts de la politique étrangère tirent le bilan de leur mission et débattent de l'Irak, de l'Iran et de l'Europe par Alain Juppé et Hubert Védrine » (Le Nouvel Observateur, par François Armanet, Gilles Anquetil, 15 fév. 2007) » (Le Nouvel Observateur, par François Armanet, Gilles Anquetil, 15 fév. 2007)
Alors que la bataille économique voit ses champs d’affrontement se multiplier et se complexifier, l’Intelligence Economique est là pour permettre aux entreprises de rester compétitives et donc, plutôt que de faire face à tous ces défis, elles doivent apprendre à les assimiler et les influencer. Le nouvel élément qui prend de plus en plus d’importance est le facteur écologique. Il est intéressant de voir que cet élément pénètre simultanément le monde des intérêts privés et des intérêts publics, car désormais ce facteur est suffisamment sensible auprès de l’opinion publique internationale pour peser sur les différents échiquiers mondiaux. Cela pousse à différentes réflexions. Il s’agit de connaître l’intérêt de faire participer les sociétés privées à ce débat. Si la France se lance dans une campagne internationale pour la création d’une organisation internationale pour l’environnement. Il s’agirait, par souci d’efficacité et de responsabilité, d'accepter comme membre ces sociétés, même avec un statut différencié des Etats pour ne pas trop révolutionner nos collègues de droit international public !
Recherche / Innovation Vs Jeu économique sur l’échiquier de la gouvernance
Alors que les Etats-Unis ont vu remettre en cause la sacro-sainte recherche fondamentale qui serait sortie de l’idée de recherches stratégiques, très ancrée croyait-on outre-Atlantique, on commence depuis peu à reconnaître l’importance de l’impulsion publique, tant nationale que régionale, et l’accroissement du maillage des compétences en matière de recherche et de développement dans une logique de projet industriel. Le maître mot qui fait l’actualité est innovation. Il s’agit de créer les conditions nécessaires à la stimulation et au développement des idées dans une logique industrielle. Cependant, il existe un autre critère qui est tout aussi important et qui fait moins la une, mais que l’on retrouve tout de même régulièrement, c'est la culture d’entreprenariat, que les écoles de commerce négligent encore trop souvent aujourd’hui. Autre facteur intéressant: il s'agit du facteur Europe que certains appellent à une relance pour dynamiser les économies nationales.
"Notre société s’est longtemps pensée dans une perspective de protection croissante des individus, de maîtrise de la techno-science et de prédictibilité." (Blog de François-Bernard Huygue, le 29 janv. 2007)
Mise en perspective de la mentalité sociétale française et de la réalité sociétale imposée par la globalisation, au travers des échanges interculturels et des flux transnationaux et supra-étatiques. Il s’agit de faire un constat objectif pour rendre compte d’une évolution culturelle prônée par l’Intelligence Economique. Ainsi, il est possible de voir de quelle façon utiliser les ressources insuffisamment exploitées de la culture française pour se repositionner comme incontournable sur les échiquiers de la mondialisation.
Un rapport officiel dénonce l'inefficacité économique de la recherche publique
" En dépit des mesures prises depuis la loi sur l'innovation et la recherche de 1999, la valorisation de la recherche ne progresse pas en France depuis quinze ans." (Le Monde, par Annie Kahn, le 15 janv. 20007)
Les dépenses de recherche n’ont comme prétention que de revenir au niveau des années 90:c'est ce que vise le gouvernement ! Les pôles de compétitivité ne sont-ils là que pour recycler de l’argent public pour les grands groupes ? Ces pôles ne sont pas configurés de manière optimale, comme le présentait le premier rapport. Comme à l'accoutumée, le pouvoir central tant politique qu’administratif préfère prendre des décisions bridées qui leur semblent moins sujettes à polémique mais beaucoup plus problématiques pour le tissu industriel français. Heureusement : " L’Intelligence économique se coule dans les processus de l’entreprise" ! L' intelligence business semble commencer à prendre pied, bien que cela reste insuffisant car si l’Intelligence Economique n’a pas encore noué avec l’Intelligence politique. Ces dernières ne devraient plus aider, mais inciter, voire user d’obédience pour l’investissement dans la recherche ou le développement. La France n’a toujours pas atteint les 3% demandés par l’Europe suite au Sommet de Lisbonne. La France n’a-t-elle aucune volonté propre à devenir un pays performant ? Quels sont les mécanismes qui bloquent toute évolution de la question du développement de la R&D ?